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Les Bourses mondiales décortiquent la victoire démocrate aux "midterms", la tech en souffrance

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Les marchés boursiers mondiaux continuent de jauger jeudi les conséquences de la victoire des démocrates aux "midterms", provoquant un fort recul des valeurs tech en raison de craintes d'une régulation renforcée de l'intelligence artificielle (IA) aux Etats-Unis.

A New York, l'indice Nasdaq à plus forte coloration technologique, chutait de 2,33 % dans les premiers échanges vers 14H50 GMT. L'indice élargi S&P 500 perdait 1,24 %. Le Dow Jones des valeurs plus traditionnelles, perdait 0,31 %.

En Europe, la Bourse de Paris prenait 0,80 %, Francfort 0,30 %, Londres 0,51 % et Milan était stable (-0,08 %).

"Les investisseurs accueillent favorablement la perspective d'un meilleur équilibre des pouvoirs" et "à première vue, cette période de cohabitation peut engendrer une relative stabilité", relève Grégoire Kounowski, analyste chez Norman K.

- L'IA principale perdante -

"Les investisseurs semblent désormais privilégier les secteurs traditionnels et les valeurs de consommation au détriment des semi-conducteurs, pénalisés par la perspective d'un encadrement réglementaire plus strict des investissements dans l'intelligence artificielle" (IA) avec la prise de contrôle des deux chambres du Congrès par les démocrates, explique John Plassard.

Plusieurs nouveaux élus démocrates ont fait campagne pour ralentir la construction de centres de données pour l'intelligence artificielle dans leurs circonscriptions, ce qui fait craindre un tour de vis en la matière.

Les valeurs liées à cette technologie reculent donc sur les grandes places financières. C'est le cas particulièrement des semi-conducteurs et des puces électroniques, éléments indispensables pour équiper ces centres de données.

A New York, dans les premiers échanges après l'ouverture, Micron (-5,56 %), Broadcom (-3,98 %) et Nvidia (-2,69 %) reculaient encore, après avoir déjà fini dans le rouge la veille. AMD chutait de 10,69 %.

En Europe, Infineon perdait 4,45 % à Francfort, ASML cédait 4,86 % à Amsterdam et STMicroelectronics baissait de 6,60 % à Paris.

A Séoul, l'indice phare Kospi s'est effondré de 5,28 %, plombé par la chute des deux mastodontes sud-coréens des puces mémoire Samsung Electronics (-7,57 %) et SK hynix (-9,46 %).

- Le pétrole reste sous 100 dollars -

Le pétrole se redresse, faute d'avancée concrète vers un accord au Moyen-Orient, après avoir dégringolé mercredi face à la victoire sans appel des démocrates au Congrès américain qui met Donald Trump sous pression pour trouver un accord avec Téhéran.

Vers 14H40 GMT, le Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du brut, prenait 3,04 %, à 97,50 dollars le baril, et son équivalent américain, le WTI, gagnait 1,97 %, à 89,86 dollars le baril.

Le marché obligataire marque une pause, au lendemain d'un recul des taux d'intérêt en raison de la chute du pétrole.

Aux Etats-Unis, le rendement à échéance dix ans atteignait 4,89 %, au même niveau que la veille. En Europe, son équivalent allemand, référence sur le continent, était à 3,27 %, lui aussi stable. Le taux français à dix ans était à 4,76 %, contre 4,77 %.

- La Banque d'Angleterre monte son taux directeur -

La Banque d'Angleterre (BoE) a relevé jeudi son taux directeur à 4 %, sa première hausse depuis plus de trois ans, pour combattre une inflation qui pourrait dépasser 6 % au Royaume-Uni l'an prochain, dans le pire des scénarios, et imposer de nouveaux tours de vis.

"Les pressions inflationnistes liées à la hausse des prix de l'énergie sont désormais suffisamment fortes pour justifier un relèvement du taux directeur", a déclaré le gouverneur de la BoE, Andrew Bailey, dans un commentaire écrit.

La livre sterling restait impassible face à cette nouvelle (stable face au dollar, à 1,3471 dollar). Le rendement britannique à dix ans prenait 0,02 point de pourcentage par rapport à la veille à 5,15 %.

- Rheinmetall s'effondre -

Le géant de l'armement Rheinmetall vit une journée noire jeudi à la Bourse de Francfort après avoir abaissé la veille ses prévisions annuelles pour la deuxième fois en quelques mois, à la suite du report d'un méga-contrat avec l'armée allemande.

Vers 14H40 GMT, l'action du groupe s'effondrait de 15,19 %, à 851,00 euros, au plus bas depuis début 2025.