Le piège stagflationniste se referme sur les États-UnisDe nombreux éléments sont à surveiller aujourd’hui : la position des investisseurs étrangers sur la dette américaine et les actions américaines, les tensions sur les rendements obligataires, la situation au Moyen-Orient, la hausse de l’inflation et des coûts pour l’ensemble des agents économiques, ou encore les interventions que la Banque du Japon devra poursuivre sur le marché des changes.
Autant de facteurs à comprendre en ce jour décisif, marqué par une potentielle hausse des taux de la Fed.
Kevin Warsh se trouve dans une situation complexe, puisque l’état de la conjoncture américaine ne résulte pas de la politique héritée de Jerome Powell, mais principalement de celle menée par l’administration Trump. Au-delà de la guerre et d’une politique tarifaire dont les résultats réels restent discutables, cette dernière cherche également à soutenir le Japon dans sa restructuration monétaire.
De son côté, la BoJ ne parvient pas à assurer une normalisation de la valeur de sa devise, alors même que la facture énergétique du pays est en train d’exploser.
La décision de Kevin Warsh est donc difficile à prendre, mais elle semble inévitable, que ce soit lors de cette réunion ou de la prochaine. De nombreux analystes internationaux s’accordent à dire que, pour réussir à tempérer les tensions sur les taux longs, il faudrait augmenter les taux directeurs afin de concentrer le financement du Trésor sur les maturités courtes et de réduire la volatilité des obligations à 30 ans.
Dans les modèles avancés utilisés par les meilleurs gérants, l’objectif consiste à déterminer avec le plus de précision possible vers quel scénario l’économie se dirige : stagflation, récession ou résilience.
Mais les différents calculs font ressortir un élément majeur : les hausses de taux envisagées par la Fed, mais également par d’autres banques centrales comme la BCE, ne permettront pas de faire baisser les prix de l’essence, puisque la source actuelle de l’inflation n’est pas directement contrôlable par la politique monétaire.
Il faut ensuite prendre en compte l’effet d’une hausse des taux sur la devise. En théorie, celle-ci doit s’apprécier, puisque le rendement offert sur les liquidités devient plus compétitif. Toutefois, compte tenu de la situation macroéconomique américaine et des interventions de la BoJ, qui continue d’emprunter des dollars américains pour les vendre immédiatement et les convertir en yens, il sera difficile de maintenir un dollar fort.
Par conséquent, si la Fed ne relève pas ses taux, ou si son président, Kevin Warsh, signale un resserrement monétaire moins important que celui actuellement intégré par les marchés monétaires, les investisseurs obligataires pourraient exiger des rendements encore plus élevés afin de compenser l’augmentation du risque inflationniste.
Dans tous les cas de figure, le dollar et la dette américaine sont menacés.
Les rendements obligataires américains à 10 ans sont aujourd’hui presque rattrapés par ceux à 2 ans, avec un écart de 35 points de base pour le moment. Une hausse des taux de la Fed pourrait renforcer la concurrence entre les différentes maturités des bons du Trésor américain. La prime de terme et les craintes institutionnelles entourant les placements à long terme joueront également un rôle dans le positionnement des investisseurs sur la courbe obligataire.
Aujourd’hui, le 16 septembre, le taux à 2 ans s’élève à 4,6 %, soit le niveau auquel se trouvait le taux à 10 ans il y a moins d’un mois.
Le soutien à la dette que souhaitait mettre en place Scott Bessent ne pouvait pas fonctionner. Le seul facteur susceptible de permettre un retour à la détente sur les taux serait désormais un apaisement de la pression inflationniste incontrôlable provoquée par la crise iranienne. Or, au regard des dernières nouvelles, un retour à la normale ne semble pas se profiler.
L’Arabie saoudite a demandé aux États-Unis de lui apporter leur soutien dans son affrontement direct avec les relais iraniens au Yémen, notamment les Houthis. Ces derniers contrôlent désormais le détroit de Bab el-Mandeb et perturbent la stratégie de contournement mise en place par l’Arabie saoudite, qui ne peut plus exporter par le détroit d’Ormuz.
Plusieurs infrastructures, notamment le principal oléoduc est-ouest saoudien, sont hors service à la suite des attaques des Houthis. Ainsi, 4 à 5 % de l’approvisionnement mondial en pétrole sont de nouveau menacés.
Un autre sujet commence désormais à devenir particulièrement pertinent : la comparaison avec la crise stagflationniste américaine de 1973 à 1980.
En juillet, le choc sur l’approvisionnement en pétrole était déjà historique après seulement six mois de guerre. La situation ne semblait pas nécessairement comparable à celle des années 1970, car la dépendance énergétique au pétrole du Moyen-Orient est aujourd’hui moins importante. De nouvelles méthodes de forage ont émergé et les États-Unis sont eux-mêmes devenus producteurs et exportateurs.
Cependant, plus le temps passe, plus les conséquences du choc deviennent visibles sur les données macroéconomiques. Cette analyse concerne particulièrement les États-Unis, bien qu’ils soient le premier producteur mondial de pétrole brut.
Le coût d’affrètement d’un pétrolier, calculé à partir du benchmark mondial, a atteint pour la première fois de l’histoire un million de dollars américains par jour.
À la suite des dernières nouvelles concernant l’oléoduc saoudien, le prix du pétrole brut d’Oman est en train de dépasser les 155 dollars le baril. Cette cotation est particulièrement importante, car il s’agit du seul pétrole brut moyen-oriental qui n’a besoin de passer ni par le détroit d’Ormuz ni par celui de Bab el-Mandeb pour être exporté.
La cotation de Shanghai atteint également un niveau record.
La liste est longue : même le WTI américain dépasse désormais les niveaux atteints lors de la crise de mai 2026. Les stocks mondiaux se situent au plus bas. Les conséquences de premier et de second tour de cette crise inflationniste pétrolière semblent donc inévitables.
Il faudra notamment mesurer l’exposition des agriculteurs à la hausse des coûts, entre les engrais, les carburants et leurs répercussions sur les prix des récoltes. Cette situation devrait également alimenter l’inflation des produits alimentaires et des autres services essentiels.
Environ 8 % du commerce mondial d’essence provenait du Moyen-Orient, ainsi que près de 15 % des exportations mondiales de distillats et de diesel et environ 20 % du diesel maritime. Selon les données disponibles aujourd’hui, environ trois quarts des exportations nettes de diesel et de gasoil du Golfe ont disparu par rapport à leur niveau d’avant-guerre.
La hausse des taux que devra organiser Kevin Warsh risque donc de frapper les États-Unis de manière assez spécifique.
Pourquoi ? D’abord, parce que le dollar américain ne devrait pas rester fort compte tenu des interventions de la BoJ. Ensuite, parce que les États-Unis sont aujourd’hui fortement déficitaires dans leur production d’essence et de diesel et ne peuvent ni augmenter rapidement leurs capacités de raffinage ni importer suffisamment de carburants.
Surtout, un dollar faible accroît la pression marginale sur les importations. Dans ce contexte, les institutions devraient être moins enclines à se positionner sur le dollar américain.
Le positionnement des investisseurs étrangers sur la dette américaine est d’ailleurs déjà en baisse lorsqu’il est rapporté au PIB. Les investissements sont principalement soutenus par l’intelligence artificielle, ce qui crée un croisement inhabituel avec les flux dirigés vers les bons du Trésor.
Même si les taux sans risque se situent actuellement à des niveaux très attractifs en matière de rendement, les perspectives inflationnistes pour la fin de l’année semblent trop contraignantes pour investir dès maintenant dans les bons du Trésor américain.
Si l’inflation explose et n’atteint son pic qu’au milieu de l’année 2027, dans l’hypothèse où la guerre prendrait fin au début de l’année, la rentabilité réelle des obligations serait encore réduite.
En résumé, sans l’intelligence artificielle, les États-Unis se trouveraient dans une situation catastrophique. Mais la hausse des rendements sans risque menace également la compétitivité des valeurs de croissance sur le marché des capitaux.
Nous sommes donc confrontés à une configuration inédite : le dollar américain pourrait rester faible alors que les taux devraient augmenter, les banques centrales pourraient relever leurs taux de manière coordonnée et l’inflation mondiale pourrait être alimentée par une seule source majeure, à savoir l’énergie.
Sur l’ensemble de l’année 2026, 26 % de la production américaine de distillats et de diesel est destinée, en net, aux marchés étrangers. Or, les prix du diesel américain atteignent actuellement des niveaux historiques, proches de 6 dollars le gallon. Le risque d’une crise économique liée à la consommation américaine devient donc particulièrement important.
Il faudra surveiller une éventuelle décision du gouvernement américain visant à contraindre les exportateurs de distillats à réduire les volumes de carburant vendus à l’étranger.
Une telle mesure provoquerait toutefois une crise majeure au Mexique. Or, le Mexique est l’un des principaux fournisseurs alimentaires des États-Unis. La marge gagnée sur les carburants serait donc en partie perdue à travers une hausse de l’inflation alimentaire.
Voici le contexte macroéconomique et géopolitique à retenir avant la décision de la Fed.
Obligations d'État
IPP AMÉRICAIN — PREMIER TEST AVANT L’IPCle prix à la production américains seront publiés aujourd’hui. Le consensus prévoit une hausse mensuelle de 0,4 % pour l’indice global et de 0,3 % pour l’indice sous-jacent.
L’IPP est généralement moins déterminant que l’IPC. Mais cette publication prend davantage d’importance aujourd’hui, car l’IPP et l’IPC constituent les dernières données d’inflation avant le FOMC des 15 et 16 septembre. Or, l’inflation reste précisément le principal point de divergence au sein de la Fed.
La réaction du marché pourrait être asymétrique :
• Un IPP supérieur aux attentes renforcerait rapidement les craintes inflationnistes, les probabilités de hausse en septembre, les rendements et le dollar.
• Un IPP inférieur aux attentes pèserait sur le dollar et les anticipations de taux, mais probablement de manière plus limitée.
• Un rapport conforme maintiendrait le marché dans l’attente de l’IPC.
Cette asymétrie s’explique simplement : un chiffre élevé alimenterait immédiatement le scénario restrictif déjà soutenu par le pétrole supérieur à 100 dollars. À l’inverse, une publication faible ne suffirait pas à écarter une hausse, puisque l’IPC de demain peut encore renverser entièrement la lecture.
Il faudra également regarder la composition. Une hausse concentrée dans l’énergie serait préoccupante, mais pourrait encore être considérée comme temporaire. Une accélération généralisée des composantes sous-jacentes constituerait un signal nettement plus hawkish pour la Fed.
L’IPP peut renforcer le scénario d’une hausse aujourd’hui. Il ne peut probablement pas l’enterrer avant l’IPC de demain.
#OracleAlpha #PPI #Inflation
USA/JAPON/FRANCE, l’enjeu de la dette publiqueLa hausse des taux d’intérêt obligataires de long terme est un défi fondamental majeur actuellement en Occident. L’addition chaque année des déficits budgétaires alimentent une dette publique qui dépasse maintenant les 100% du PIB dans la plupart des grandes économies occidentales.
Cette dette publique est à la source chaque année d’une charge d’intérêt qui ponctionne une partie de plus en plus importante des dépenses de l’Etat, retirant donc des financements disponibles pour l’économie réelle.
Aux Etats-Unis par exemple, la charge annuelle du service de la dette liée aux intérêts représente 18% du budget fédéral.
C’est essentiellement à cause de cette trajectoire de la dette publique que les taux longs suivent une tendance haussière de fond et que cela exerce une pression grandissante sur l’Etat et donc sur les entreprises.
Mais la situation de la dette publique et du service de la dette publique varie d’une économie à l’autre.
Je me suis tourné vers un exercice de comparaison entre les situations des Etats-Unis, du Japon et de la France. Sur ce sujet de l’endettement public, chacun de ces 3 pays a des points faibles et des points forts.
La France présente ainsi une dette publique d’environ 117% du PIB, avec une charge d’intérêts qui représente environ 13% du budget de l’Etat. Le problème français est surtout celui de la combinaison entre un déficit budgétaire élevé, une croissance économique faible et une remontée des taux d’intérêt. La dynamique de la dette devient donc particulièrement difficile à stabiliser sans réduction du déficit.
Le tableau ci-dessous dévoile les informations principales concernant le service de la dette publique de trois grands pays occidentaux, les Etats-Unis, le Japon et la France.
Les Etats-Unis présentent une situation différente. Avec une dette publique autour de 125% du PIB, le niveau d’endettement est élevé mais surtout, le déficit budgétaire reste extrêmement important. La charge d’intérêts atteint déjà environ 18% du budget fédéral, ce qui constitue un véritable risque pour la crédibilité budgétaire américaine.
L’avantage des Etats-Unis reste toutefois considérable : le dollar est la principale monnaie de réserve mondiale et le marché des Treasuries demeure extrêmement profond et liquide.
Le Japon est encore un cas différent. Sa dette publique atteint environ 245% du PIB, soit de très loin le niveau le plus élevé des trois pays. Pourtant, sa charge d’intérêts ne représente qu’environ 10,5% du budget, grâce notamment à des taux d’intérêt encore relativement faibles. Le risque japonais est donc moins le niveau actuel de la charge d’intérêts que sa vitesse d’augmentation si les taux longs continuent de progresser.
Enfin, la détention étrangère constitue un autre élément important. Elle est beaucoup plus élevée en France, autour de 56%, qu’aux Etats-Unis, autour de 30%, et au Japon, autour de 12,5%. Une forte dépendance aux investisseurs étrangers peut rendre le financement de la dette plus sensible à une perte de confiance.
Au final, le Japon possède la dette la plus importante, les Etats-Unis la charge d’intérêts la plus lourde et la France semble aujourd’hui particulièrement vulnérable à la combinaison entre déficit, faible croissance et dépendance aux investisseurs étrangers.
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Le spread de taux France/Allemagne en zone d'alerte rougeAlors que le taux obligataire à 10 ans de la France a rejoint le niveau du taux obligataire à 10 ans de l’Italie, la question de la trajectoire de la dette publique française se pose. Cette question est d’autant plus importante que la France est la seconde économie de la Zone Euro et une grande puissance mondiale.
Parmi les données inquiétantes du moment, il y a un déficit budgétaire toujours nettement au-dessus de la cible européenne des 3%, une charge d’intérêt qui représente plus de 13% du budget de l’Etat et une partie dominante de la dette détenue à l’étranger.
Autre indicateur d’alerte : le spread de taux obligataire à 10 ans entre la France et l’Allemagne est au plus haut depuis l’année 2012 !
Le graphique ci-dessous expose le spread de taux longs entre la France et l’Allemagne.
Examinons la situation actuelle de la dette française, les éléments négatifs mais aussi les éléments optimistes qui pourraient permettre à terme une amélioration structurelle de la situation.
Le premier point à retenir est l’ampleur de la dette. À la fin du premier trimestre 2026, la dette publique française atteignait 3 536 milliards d’euros, soit 117,5% du PIB. Cette dynamique est préoccupante car le ratio était de 98% à la fin de 2015. La France doit donc stabiliser ses comptes publics alors même que le coût de son endettement augmente.
La charge de la dette constitue justement l’un des principaux risques. Elle est prévue à 59,3 milliards d’euros en 2026, un montant désormais supérieur aux crédits consacrés à la défense nationale. Surtout, cette charge devrait continuer à progresser dans les prochaines années si les taux d’intérêt restent élevés.
Le tableau ci-dessous présente les caractéristiques de la dette publique de la France, notamment le poids du service de la dette dans le budget total de l’Etat et la part de la dette publique détenue à l’étranger.
Le deuxième risque est celui de la confiance des investisseurs. Environ 55,9% des titres de dette à long terme des administrations publiques françaises sont détenus par des non-résidents. Cela signifie qu’une dégradation de la perception du risque français peut rapidement se traduire par une demande de rendement plus élevée et donc par un spread plus important face à l’Allemagne.
Mais tout n’est pas négatif. La France conserve une économie diversifiée, une base fiscale importante, une maturité moyenne de dette relativement longue et bénéficie de l’appartenance à la Zone Euro. Surtout, une réduction durable du déficit, accompagnée d’une accélération de la croissance, pourrait inverser progressivement la trajectoire de la dette.
Le spread France/Allemagne doit donc être surveillé comme un véritable baromètre de confiance. Une stabilisation serait un premier signal positif. À l’inverse, une poursuite de son élargissement indiquerait que les investisseurs exigent une prime de risque croissante pour financer la France. Début septembre, le spread évolue autour de 90 points de base, des niveaux proches de ceux observés lors de précédentes phases de forte tension sur la dette française.
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Taux longs japonais, est-ce vraiment dangereux ?La tendance haussière marquée des taux obligataires occidentaux depuis l’année 2022 est devenue un thème d’inquiétude fondamentale majeure pour le marché. Prix du pétrole, inflation, déficit budgétaire, dette publique, autant d’éléments qui portent les taux longs de plus en plus hauts, notamment en Europe, aux Etats-Unis et aussi au Japon.
Pour l’économie japonaise, la situation peut devenir compliquée car la dette publique représente plus de 240% du PIB et la charge d’intérêt ponctionne une partie de plus en plus importante du budget annuel de l’Etat.
Le graphique ci-dessous expose la dette publique du Japon en % du PIB. Cette donnée est disponible sur TradingView via le ticker JPGDG.
Rappelons que la situation budgétaire est aussi très compliquée aux Etats-Unis avec une charge d’intérêt de la dette publique existante qui représente 18% des revenus de l’Etat fédéral.
Mais revenons à la situation du Japon où le taux obligataire à 10 ans vient d’atteindre le seuil des 3%, soit au plus haut depuis l’année 1996 !
Le graphique ci-dessous expose les bougies japonaises journalières du taux obligataire japonais à 10 ans. Ce dernier suit une puissante tendance haussière depuis l’année 2022 et il vient d’atteindre le seuil des 3%, soit au plus haut depuis l’année 1996.
Cette hausse des taux longs japonais est-elle dangereuse pour l’économie mondiale et surtout quels seraient les facteurs nécessaires pour casser pour de bon cette tendance haussière ? Une reprise des achats d’obligations japonaises par la BoJ ? Une chute du prix du pétrole ? Une Fed plus accommodante ?
Le premier élément à prendre en compte est la structure particulière de la dette japonaise. Contrairement aux Etats-Unis, une très grande partie de cette dette est détenue par des investisseurs domestiques, notamment la Banque du Japon, les banques et les compagnies d’assurance. Cela limite le risque d’une fuite brutale des capitaux étrangers et rend le Japon moins dépendant du financement extérieur.
Mais cela ne signifie pas que la hausse des taux est sans conséquence. Le problème est plutôt celui du coût de refinancement progressif de la dette. Une grande partie des obligations existantes ont été émises lorsque les taux étaient extrêmement faibles. Au fur et à mesure de leur renouvellement, elles seront remplacées par des obligations offrant des rendements plus élevés, ce qui augmentera mécaniquement la charge d’intérêt de l’Etat.
C’est donc davantage une menace à moyen terme qu’un risque immédiat de crise de solvabilité.
Le deuxième facteur déterminant reste la politique de la BoJ. Après des années de contrôle de la courbe des taux et d’achats massifs d’obligations, la Banque du Japon cherche désormais à normaliser progressivement sa politique monétaire. Une accélération trop brutale de cette normalisation pourrait provoquer une nouvelle envolée des taux longs.
À l’inverse, une BoJ plus accommodante, avec un ralentissement du rythme de réduction de ses achats d’obligations, pourrait contribuer à stabiliser le marché.
Le graphique ci-dessous expose les taux obligataires du Japon, le bilan de la BoJ et le taux d’intérêt directeur de la BoJ.
Le troisième élément à surveiller est le prix du pétrole. Une baisse durable du pétrole réduirait les pressions inflationnistes au Japon et donnerait davantage de marge de manœuvre à la BoJ. Une détente géopolitique permettant une réouverture complète du détroit d’Ormuz pourrait donc indirectement contribuer à calmer les taux japonais via une baisse de la prime énergétique et inflationniste.
Enfin, la trajectoire des taux américains reste essentielle. Si la Fed devient nettement plus accommodante et que les rendements américains commencent à baisser, la pression exercée sur les marchés obligataires mondiaux pourrait également diminuer.
La hausse des taux japonais est donc à surveiller, mais il est encore prématuré de parler de crise. Le véritable danger apparaîtrait si la hausse des taux devenait auto-entretenue : davantage de charge d’intérêt, davantage de déficit, davantage d’émissions obligataires et donc encore davantage de pression haussière sur les taux.
Pour casser durablement cette dynamique, il faudrait idéalement la combinaison de plusieurs facteurs : une inflation japonaise qui se normalise, une baisse du pétrole, une BoJ qui stabilise son marché obligataire et une Fed plus accommodante. C’est cette combinaison, plutôt qu’un seul événement isolé, qui pourrait véritablement permettre aux taux longs japonais de retrouver une trajectoire plus stable.
Les données ci-dessous montrent que le marché anticipe une hausse de taux de la BoJ le 18 septembre prochain.
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NFP — Un test, pas encore le verdictLe marché retient son souffle alors que les données d'emplois sont attendus cet après-midi. Après deux mois négatifs, le NFP d'aujourd'hui révèlera qu'il s'agissait dernièrement d'un accident ou que vraiment le marché d'emplois s'affaibli. La page d'estimation est de -25k à 121k, le consensus tourne autour de 56k, le taux de chômage devrait rester stable à 4.1%, et les gains horaires moyens à base mensuel devrait faire un petit léger regain à 0.3%. Avec une Fed quasiment sur du 50/50 pour septembre, cette publication peut clairement faire bouger les anticipations.
Cependant, bien que le rapport NFP soit généralement l’une des publications économiques les plus marquantes pour le marché, l’IPC américain de la semaine prochaine sera plus important car la Fed se concentre sur l’inflation et se sent à une certaine mesure à l'aise avec le marché du travail.
Par ailleurs, avec ces données tout est envisageable, donc privilégiez la sécurité du gain.
Les Fondations des Marchés : Comment fonctionne la MacroéconomiePour décrypter les mouvements de la bourse, de l'or, du pétrole ou des devises, il faut d'abord comprendre les forces invisibles qui font bouger l'économie mondiale. Tout commence par trois piliers : les Banques Centrales, l'Inflation et les Taux d'intérêt.
1. Le rôle des Banques Centrales : Les gardiennes de la monnaie
Une banque centrale (comme la Fed aux États-Unis ou la BCE en Europe) n'est pas une banque pour les particuliers. C'est l'institution suprême qui gère la monnaie d'un pays ou d'une zone économique. Son rôle principal est d'assurer la stabilité des prix et, souvent, de soutenir l'emploi.
Pour piloter l'économie, la banque centrale utilise un outil principal : les taux directeurs.
Le taux directeur est le "prix" auquel les banques commerciales (ta banque de tous les jours) viennent lui emprunter de l'argent.
2. Le mécanisme de l'Inflation et des Taux d'intérêt
L'inflation est la hausse généralisée des prix des biens et des services. Une inflation modérée (autour de 2 % par an) est le signe d'une économie en bonne santé. Mais si elle monte trop vite, elle détruit le pouvoir d'achat.
Pour contrôler cela, les banques centrales jouent avec leurs taux selon deux scénarios :
Scénario A : L'économie surchauffe (Inflation trop haute)
La Banque Centrale augmente ses taux. Emprunter de l'argent devient plus cher pour les banques, donc pour les entreprises et les particuliers. Moins de crédits sont accordés, la consommation ralentit, et mécaniquement, l'inflation baisse.
Scénario B : L'économie ralentit (Risque de récession)
La Banque Centrale baisse ses taux pour rendre l'argent "gratuit" ou bon marché. Cela stimule le crédit, pousse les entreprises à investir et relance la machine économique.
3. L'impact direct sur les Classes d'Actifs
Lorsque les taux d'intérêt bougent, l'argent se déplace d'un marché à un autre à la recherche du meilleur rendement avec le moins de risque possible.
Les Actions (S&P 500, Nasdaq) : Des taux élevés augmentent le coût de la dette pour les entreprises et freinent leur croissance. Les valorisations des actions ont alors tendance à se contracter.
Les Obligations (Marché de la dette) : Une obligation est un prêt à un État ou une entreprise. Quand les taux montent, les nouvelles obligations rapportent plus d'intérêts, ce qui attire les capitaux sécuritaires.
Les Matières Premières (Pétrole, Or) : Le pétrole dépend de la croissance (plus l'économie tourne, plus on consomme de carburant). L'or, lui, est une valeur refuge : il brille quand les investisseurs ont peur de l'inflation ou des crises géopolitiques, car on ne peut pas l'imprimer.
Conclusion : La boussole du débutant
Pour débuter en analyse fondamentale, l'erreur classique est de regarder une action ou un actif de manière isolée. En réalité, le marché est un système de vases communicants dicté par les liquidités.
Celui qui comprend la direction des taux d'intérêt et de l'inflation détient la boussole nécessaire pour anticiper les grandes vagues des marchés financiers. La clé réside dans l'observation des données économiques fondamentales (les rapports sur l'emploi, le PIB et les indices des prix) pour comprendre où l'argent va se diriger.
Taux FR ça bascule sous 3.62%🔎 OAT 10 ans FR sous pression
Cassure de l’oblique haussière + formation d’un lower high.
👉 Zone clé : EMA 50 ≈ 3.62%
Si cassure confirmée :
➡️ objectifs 3.55% puis 3.51%
Le marché commence peut-être à basculer…
#trading #taux #macro
(Je m'explique, là ou vous savez) 😉
Pour celles et ceux qui souhaitent analyser la structure plus en détail, tout est détaillé dans mon contenu habituel.
⚠️ Sans conseil, sans filtre, simplement un partage d’analyse 😉
Taux d’intérêt, le seuil de risque systémique est-il proche ?Depuis le début des opérations militaires au Moyen-Orient le 28 février dernier, les taux d’intérêt obligataires du marché ont connu une forte hausse, en particulier la partie longue de la courbe des taux d’intérêt. Cette hausse des taux d’intérêt de long terme s’explique par une conjonction de facteurs fondamentaux, notamment la hausse du prix de l’énergie et la hausse de l’inflation et des anticipations d’inflation.
Alors que le taux obligataires US à 30 ans a rejoint son sommet du mois d’octobre 2023en dépassant le seuil de 5%, doit-on craindre un risque systémique pour l’économie, l’Etat et les entreprises ? La Réserve fédérale de Kevin Warsh va-t-elle être contrainte de monter le taux d’intérêt des fonds fédéraux ou au moins d’adopter un statu quo de plusieurs mois ?
Vous devez bien garder à l’esprit les données suivantes :
• Le taux obligataire US à 30 ans est revenu sur ses plus hauts de l’année 2007
• Le taux obligataire US à 10 ans est en vue des 5%
• L’endettement des entreprises US à taux variables représente 40% de l’endettement total des entreprises US
• Mais le seuil de risque systémique n’est pas encore atteint, il se situe davantage autour des 6,5/7%
Dans ce contexte, il convient de distinguer clairement un régime de tension financière accrue d’un véritable risque systémique. Historiquement, les marchés obligataires américains peuvent évoluer dans des zones de 4% à 5,5% sur le 10 ans sans déclencher de crise globale, à condition que la croissance nominale reste suffisamment robuste et que les flux de financement restent fonctionnels. Le niveau actuel traduit surtout une re-pricing du risque lié à la persistance de l’inflation, à l’incertitude géopolitique et à la dégradation perçue des équilibres budgétaires américains.
Le graphique ci-dessous expose les bougies japonaises en données hebdomadaires du taux d’intérêt obligataire US à 30 ans. Ce graphique précise les zones de risque financier selon la valeur du taux US à 30 ans.
Le canal de transmission principal vers l’économie n’est pas immédiat mais progressif. Les entreprises américaines sont majoritairement financées à taux fixe via le marché obligataire, ce qui signifie que la hausse des taux ne se diffuse pas instantanément à l’ensemble du stock de dette. En revanche, le coût marginal du financement augmente rapidement à chaque nouvelle émission et à chaque refinancement. La présence d’environ 40% de dette à taux variable amplifie toutefois la vitesse de transmission dans certains segments, notamment les petites capitalisations et les entreprises les plus dépendantes du crédit bancaire.
Pour l’État fédéral, la situation est également plus contrainte qu’au cours des cycles précédents. La montée des taux longs renchérit mécaniquement le coût de refinancement de la dette publique et accroît la sensibilité du budget fédéral aux conditions de marché. Cela ne crée pas de risque de défaut à court terme, mais alimente une dynamique de soutenabilité plus fragile à moyen terme.
Ainsi, même si la zone actuelle (10 ans proche de 5% et 30 ans au-dessus de 5%) constitue un niveau de tension important pour les marchés financiers, le véritable seuil de rupture systémique se situe plus haut, autour de 6,5% à 7%, où les effets cumulés sur la dette souveraine, le crédit privé et l’immobilier pourraient devenir simultanément très problématiques.
Le tableau ci-dessous décrit le risque financier US selon la valeur du taux obligataire US à 10 ans. Ces valeurs sont valables pour les taux obligataires US de long terme, notamment le taux US à 30 ans.
AVERTISSEMENT GÉNÉRAL :
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Ce contenu n’a pas pour objectif de manipuler le marché ni d’encourager un comportement financier spécifique.
Swissquote ne garantit en aucun cas la qualité, l’exactitude, l’exhaustivité ou l’absence de violation de ce contenu. Les opinions exprimées sont celles du consultant et sont fournies à des fins éducatives uniquement. Toute information liée à un produit ou un marché ne doit pas être interprétée comme une recommandation d'une stratégie d’investissement ou d’une transaction. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.
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Swissquote est la marque commerciale regroupant les activités de Swissquote Bank Ltd (Suisse) régulée par la FINMA, Swissquote Capital Markets Limited régulée par la CySEC (Chypre), Swissquote Bank Europe SA (Luxembourg) régulée par la CSSF, Swissquote Ltd (Royaume-Uni) régulée par la FCA, Swissquote Financial Services (Malte) Ltd régulée par la MFSA, Swissquote MEA Ltd (Émirats arabes unis) régulée par la DFSA, Swissquote Pte Ltd (Singapour) régulée par la MAS, Swissquote Asia Limited (Hong Kong) licenciée par la SFC, et Swissquote South Africa (Pty) Ltd supervisée par la FSCA.
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Tout investissement comporte un risque. Le risque de perte en tradant ou en détenant des instruments financiers peut être important. La valeur des instruments financiers, y compris mais sans s’y limiter, actions, obligations, cryptomonnaies et autres actifs, peut fluctuer à la hausse comme à la baisse. Il existe un risque important de perte financière lors de l'achat, de la vente, du staking ou de l'investissement dans ces instruments. SQBE ne recommande aucun investissement, transaction ou stratégie en particulier.
Les CFD sont des instruments complexes comportant un risque élevé de perte rapide en raison de l'effet de levier. La grande majorité des comptes de clients de détail subissent des pertes en capital lors du trading de CFD. Vous devez vous assurer que vous comprenez le fonctionnement des CFD et que vous pouvez vous permettre de prendre un risque élevé de perte.
Les actifs numériques ne sont pas régulés dans la plupart des pays et les règles de protection des consommateurs peuvent ne pas s’appliquer. En tant qu'investissements hautement volatils et spéculatifs, ils ne conviennent pas aux investisseurs ayant une faible tolérance au risque. Assurez-vous de bien comprendre chaque actif numérique avant de trader.
Les cryptomonnaies ne sont pas considérées comme une monnaie légale dans certaines juridictions et sont soumises à des incertitudes réglementaires.
L'utilisation de systèmes basés sur Internet peut entraîner des risques importants, notamment, mais sans s’y limiter, la fraude, les cyberattaques, les pannes de réseau et de communication, ainsi que le vol d’identité et les attaques de phishing liées aux crypto-actifs.
Pourquoi les taux longs affolent ?La cause : Le hedge comme maître mot!
-Les rendements des Treasuries à long terme, notamment le taux à 10 ans, ont fortement progressé. Face aux risques d’inflation alimentés par la hausse des coûts de l’énergie, les investisseurs exigent des primes de rendement plus élevées et ont ainsi réduit leur exposition aux obligations de longue durée pour limiter leurs pertes. Ce mouvement de vente massif explique la flambée des taux américains, le prix des obligations évoluant de manière inverse à leur rendement.
Explication du mécanisme:
-Le prix d’une obligation existante varie à l’inverse des taux d’intérêt du marché (rendement ou yield). Lorsqu’un investisseur achète une obligation, celle-ci distribue un intérêt fixe appelé coupon. Si les taux du marché augmentent, les nouvelles obligations émises offrent un coupon plus élevé, ce qui rend l’obligation ancienne moins attractive et provoque la baisse de son prix de marché afin d’aligner son rendement sur les conditions courantes.
Les conséquences : Pourquoi s’en inquiéter ?
La compression de l’Equity Risk Premium (ERP) "graphique S&P 500 EQUITY RISK PREMIUM en image "
L’un des signaux les plus alarmants de la hausse des taux longs est la compression de l’Equity Risk Premium. L’ERP représente le rendement excédentaire que les investisseurs exigent pour détenir des actions par rapport à des obligations d’État sans risque.
Actuellement, l’ERP est proche de zéro. Cela signifie que le marché action n’offre quasiment plus de prime de risque par rapport aux Treasuries. Dans un tel scénario, l’arbitrage devient défavorable aux actions : pourquoi prendre le risque d’une volatilité actions pour un rendement que l’on peut obtenir avec la garantie de l’Oncle Sam ? C’est un moteur puissant pour une correction ou, au minimum, une stagnation des indices larges.
Impact sur l’économie réelle
Cette hausse brutale des taux longs a pour conséquence une diminution potentielle du PNB, des investissements, et de la croissance en général, voici pourquoi :
Les investissements, qu’ils soient contractés par un ménage ou une entreprise, sont relativement sensibles aux différents taux, surtout les taux longs étant donnée la durée moyenne des crédits qui ne cesse d’augmenter. Dans le cas d’une entreprise, une augmentation du coût du crédit signifierait une diminution ex post du rendement d’un projet, ou bien alors l’abandon de ce dernier dans la mesure où le rendement de ce projet est inférieur au taux sans risque (noté rf). Cette contraction de l’investissement touche aussi les ménages, et donc évidemment les économies du crédit, comme l’immobilier, ou les achats lourds (électroménager, automobile).
Sur le long terme, cet aspect aurait pour conséquence une contraction de la production et donc du revenu des travailleurs par extension. De ce fait, une diminution du salaire a pour conséquence une diminution du pouvoir d’achat et donc une contraction de la demande nationale. Les risques de récession sont alors plus importants dans le cas de taux longs hauts, car l’aspect structurel entre en jeu.
Valorisation et Accélérateur Financier:
Les taux souverains à 10 et 30 ans représentent le taux sans risque de référence mondiale. Selon la formule de Gordon-Shapiro, une variation de ces taux modifie directement le taux d’actualisation appliqué aux flux de trésorerie futurs, impactant la valorisation des actions et des obligations. (L’aspect théorique est prédominant dans cet argument).
De plus, des taux longs élevés augmentent la charge de la dette et compriment la valeur marchande des actifs apportés en garantie (collatéral). Cela active l’accélérateur financier, c’est-à-dire que les banques contractent leur offre de crédit, ce qui pèse sur l’activité économique réelle. Comme pour le cas des entreprises et de leur investissement comme vu dans la première section.
Ainsi pour finir, une hausse du taux d’intérêt intérieur de long terme par rapport au taux étranger attire les flux de capitaux internationaux. La devise s’apprécie instantanément en termes réels, ce qui détériore les exportations nettes et ralentit la production nationale.
Il est clair que la hausse des taux longs n’est pas anodine, l’impact demeure réel sur l’économie et les investissements en tout genre.
FRANCE DEBT - BANKRUPT SOON ?La dette était soutenable tant que la croissance nominale compensait le coût du capital.
Quand croissance ↓ et taux ↑, le système devient instable.
The debt was sustainable as long as nominal growth offset the cost of capital. When growth and interest rates fluctuate, the system becomes unstable.
Rendements US en hausse, pression sur les actifs à risque !« Bonjour à la communauté TradingView, analysons le marché avec rigueur et objectivité. »
Prenons ensemble un moment pour développer une compréhension claire de la situation actuelle du marché et pour anticiper ce qui pourrait se produire si les tendances actuelles se poursuivent.
Compréhension macro : hausse des rendements américains
Si les rendements des obligations d’État américaines à 20 ans continuent de progresser, cela s’explique généralement par trois facteurs principaux :
• Hausse des anticipations d’inflation → le pouvoir d’achat diminue
• Augmentation de la dette publique → besoin de financement plus élevé
• Baisse de la confiance → les investisseurs se dirigent vers des actifs plus sûrs
Ces éléments exercent une pression globale sur les marchés.
Impact sur les marchés
Dans ce type d’environnement, une réaction en chaîne se met en place :
Le capital est progressivement retiré des marchés, non seulement par peur, mais aussi parce que la situation financière se tend pour une grande partie des acteurs économiques.
Pour l’investisseur moyen, le coût de la vie augmente, les crédits deviennent plus chers et l’argent perd de sa valeur.
👉 Résultat :
Moins de capitaux sont alloués aux actifs risqués, car d’autres priorités prennent le dessus.
Ordre de réaction des marchés
En général, la pression apparaît d’abord sur le secteur technologique, notamment le NASDAQ.
Ensuite, elle se transmet à Bitcoin et plus largement au marché des cryptomonnaies.
Pourquoi ?
Parce que la hausse des rendements rend les obligations plus attractives pour les investisseurs.
Le capital est alors réalloué, passant des actifs risqués vers des placements jugés plus sûrs.
FED, dollar et pétrole : des facteurs amplificateurs
La politique monétaire joue ici un rôle clé.
Lorsque les baisses de taux deviennent moins probables, comme c’est le cas actuellement, les rendements obligataires continuent de monter.
En parallèle, cela renforce le dollar américain.
Un autre facteur vient s’ajouter : la hausse des prix du pétrole, qui soutient également le dollar.
👉 Conséquence :
Tout ce qui est coté face au dollar, y compris Bitcoin, subit une pression à la baisse.
Quelles implications pour les investisseurs ?
• La liquidité se réduit
• Le coût du capital augmente
• Les actifs risqués sont sous pression
Pourquoi les obligations à 20 ans sont essentielles
Les rendements des obligations américaines à 20 ans constituent un indicateur clé de :
• La confiance dans l’économie américaine
• Les anticipations d’inflation
• La dynamique de la dette publique
Ce sont précisément ces éléments qui dominent actuellement les préoccupations du marché.
Un regard sur Berkshire Hathaway , l’entreprise de Warren Buffett
Un point particulièrement intéressant mérite d’être souligné :
Les réserves de trésorerie de l’entreprise de Warren Buffett atteignent un niveau historiquement élevé.
👉 Cela pose une question essentielle :
Pourquoi l’un des investisseurs les plus expérimentés au monde conserve-t-il autant de liquidités aujourd’hui ?
Que voit-il que le marché n’a pas encore pleinement intégré ?
Je vous souhaite beaucoup de succès dans vos analyses et restez disciplinés.
« Le marché ne punit pas, il expose nos erreurs.
Répéter les mêmes actions en espérant un résultat différent est une illusion coûteuse.
Disciplinez vos décisions.
Les résultats naissent de la rigueur, jamais de l’espoir. »
Le signal technique à attendre pour revenir à l’achatLes opérations militaires au Moyen-Orient depuis le samedi 28 février dernier bouleverse l’économie mondiale et ont eu un fort impact sur les marchés financiers internationaux. L’envolée du prix du pétrole et du gaz générée par la fermeture du détroit d’Ormuz a entrainé un mouvement de vente sur les marchés actions mondiaux et il y a eu peu de secteurs qui ont résisté sauf ceux liés au prix de l’énergie et à la défense.
Le mécanisme de transmission baissière de la situation géopolitique aux bourses mondiales se fait par le bouleversement des anticipations d’inflation lié à la hausse du prix du pétrole en bourse. La hausse des taux d’intérêt du marché qui en résulte sanctionne le fait que les institutionnels n’anticipent plus de baisse de taux des grandes banques centrales avant la fin de l’année 2027.
Naturellement, ces anticipations sont facteur de la durée du conflit et facteur de la durée avant reprise du transport d’énergie via le détroit d’Ormuz à destination des grandes puissances économiques d’Asie.
Le tableau ci-dessous représente l’outil CME FEDWATCH et montre que les institutionnels n’envisagent pas de baisse du taux de la FED avant la fin de l’année 2027, contre juin 2026 avant le début des opérations militaires le 28 février.
Dans mes récents articles publiés sur TradingView, je suis revenu sur les signaux techniques à surveiller en bourse avant d’envisager de revenir à l’achat sur les actifs risqués en bourse, notamment sur le marché actions US.
Le premier actif dont il faut naturellement surveiller les signaux techniques est le cours du pétrole. Il faut absolument que ce dernier casse des supports techniques pour faire baissier la pression sur le prix de l’énergie et sur les anticipations d’inflation. Mais il y a un second actif financier que je vous invite à mettre sous très, très haute surveillance. IL s’agit du rendement obligataire US à 2 ans, le taux obligataire du marché qui anticipe le mieux l’évolution à venir du taux d’intérêt des fonds fédéraux US.
Tant que le taux obligataire US à 2 ans se maintient au-dessus du taux d’intérêt actuel de la FED (3,75%), il faut se montrer prudent que cela signifie que les perspectives de baisse de taux sont très éloignées. Mais si le « 2 ans US » devait à nouveau passer sous le taux de la FED, soit sous 3,75%, alors cela serait le signal que la prochaine baisse de taux aura lieu cette année 2026 et cela serait alors un facteur haussier pour le marché actions.
Le graphique ci-dessous expose les bougies japonaises en données journalières du taux obligataire US à 2 ans
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Swissquote est la marque commerciale regroupant les activités de Swissquote Bank Ltd (Suisse) régulée par la FINMA, Swissquote Capital Markets Limited régulée par la CySEC (Chypre), Swissquote Bank Europe SA (Luxembourg) régulée par la CSSF, Swissquote Ltd (Royaume-Uni) régulée par la FCA, Swissquote Financial Services (Malte) Ltd régulée par la MFSA, Swissquote MEA Ltd (Émirats arabes unis) régulée par la DFSA, Swissquote Pte Ltd (Singapour) régulée par la MAS, Swissquote Asia Limited (Hong Kong) licenciée par la SFC, et Swissquote South Africa (Pty) Ltd supervisée par la FSCA.
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Tout investissement comporte un risque. Le risque de perte en tradant ou en détenant des instruments financiers peut être important. La valeur des instruments financiers, y compris mais sans s’y limiter, actions, obligations, cryptomonnaies et autres actifs, peut fluctuer à la hausse comme à la baisse. Il existe un risque important de perte financière lors de l'achat, de la vente, du staking ou de l'investissement dans ces instruments. SQBE ne recommande aucun investissement, transaction ou stratégie en particulier.
Les CFD sont des instruments complexes comportant un risque élevé de perte rapide en raison de l'effet de levier. La grande majorité des comptes de clients de détail subissent des pertes en capital lors du trading de CFD. Vous devez vous assurer que vous comprenez le fonctionnement des CFD et que vous pouvez vous permettre de prendre un risque élevé de perte.
Les actifs numériques ne sont pas régulés dans la plupart des pays et les règles de protection des consommateurs peuvent ne pas s’appliquer. En tant qu'investissements hautement volatils et spéculatifs, ils ne conviennent pas aux investisseurs ayant une faible tolérance au risque. Assurez-vous de bien comprendre chaque actif numérique avant de trader.
Les cryptomonnaies ne sont pas considérées comme une monnaie légale dans certaines juridictions et sont soumises à des incertitudes réglementaires.
L'utilisation de systèmes basés sur Internet peut entraîner des risques importants, notamment, mais sans s’y limiter, la fraude, les cyberattaques, les pannes de réseau et de communication, ainsi que le vol d’identité et les attaques de phishing liées aux crypto-actifs.
"FR10Y : le taux français sous pression politique"Contexte et tendances récentes
Depuis l’annonce du vote, les rendements des OAT 10 ans ont grimpé à environ 3,6 %, un plus haut récent, reflétant la montée des inquiétudes sur le déficit et la stabilité politique.
La prime de risque de la dette française par rapport à l’Allemagne s'est élargie, soulignant la méfiance des investisseurs envers Paris.
Des institutions comme UBS, AllianceBernstein ou Citi conseillent des stratégies prudentes ou défensives sur les obligations françaises, preuve que le marché anticipe une volatilité à court terme.
Ce qui pourrait se passer aujourd’hui
En cas de rejet du vote : le gouvernement vacille et les rendements pourraient repartir à la hausse, surtout si cela s’accompagne d’une réévaluation de la solidité budgétaire française.
En cas de validation du vote : un apaisement est possible, avec des taux ramenés sous les niveaux actuels, si les investisseurs jugent le climat politique temporairement stabilisé.
En résumé
Le FR10Y est en mode « réaction en attente » : le marché table sur une volatilité importante aujourd’hui, mais la direction dépendra du résultat du vote.
Résultat négatif → nouveau coup de pression sur les taux.
Résultat positif → possible retour à calmer.
Le Retour de l’inflation après l’invasion de l’Irak par les USA Après le 20 mars 2003, le graphique montre un changement progressif mais net dans le comportement des principaux indicateurs financiers. Le dollar commence à s’inscrire dans une tendance baissière durable, marquée par une succession de replis qui traduisent une perte de force relative. Dans le même temps, le pétrole sort d’une phase plus instable pour entrer dans une dynamique haussière structurée, avec des sommets et des creux de plus en plus élevés. Cette évolution indique le début d’un cycle de hausse des matières premières.
Parallèlement, les taux longs américains, qui étaient auparavant orientés à la baisse, cessent de reculer et amorcent une remontée progressive. Ce mouvement suggère que le marché commence à anticiper davantage de croissance et possiblement un retour de pressions inflationnistes. L’or, de son côté, quitte une phase relativement calme pour entamer une progression régulière et continue, signalant un changement d’environnement monétaire plus large.
Pris ensemble, ces éléments traduisent un basculement vers un nouveau régime de marché. Le recul du dollar, la hausse des matières premières, la remontée des taux et la progression de l’or indiquent le passage d’un contexte plutôt désinflationniste vers un environnement de reflation. Le graphique met donc en évidence une transition vers un cycle marqué par une reprise des dynamiques inflationnistes et une réallocation des flux vers les actifs réels.
Dans cette logique, un scénario géopolitique majeur, comme une éventuelle guerre entre les États-Unis et l’Iran, pourrait produire des effets comparables. Comme après l’invasion de l’Irak en 2003, un tel choc pourrait agir comme catalyseur d’un nouveau cycle de hausse des matières premières, affaiblir le dollar et entraîner une remontée des taux et de l’or, annonçant ainsi un possible grand retour de l’inflation.
Analyse Macro Hebdomadaire – Structure & Flux🌍 Bienvenue sur mon Analyse Macro Hebdomadaire
Je partage ici une lecture structurée des marchés à travers une approche macro multi-actifs.
L’objectif n’est pas de prédire, mais de comprendre le régime dans lequel nous évoluons.
• Ou se positionne le dollar ?
• Que font réellement les rendements ?
• Les indices sont-ils en expansion ou en distribution ?
• L’or évolue-t-il dans un contexte favorable ou contraint ?
• La volatilité confirme-t-elle le risque ?
Cette analyse repose sur une lecture structurelle (Weekly) et tactique (Daily), en croisant les flux entre :
• Dollar
• Rendements US
• Indices
• Or
• Pétrole
• Volatilité
L’idée est simple :
Comprendre l’environnement avant de chercher des opportunités.
Installez-vous, prenez du recul, et analysons le régime actuel du marché. 📊
🧭 1️⃣ Contexte Directeur Global
Nous évoluons dans un environnement de transition macro.
• Dollar structurellement affaibli en weekly
• Rendements américains en compression sous résistance majeure
• Taux réels non expansifs
• Indices en zone premium
• Volatilité contenue
• Or en extension haussière après impulsion verticale
Le marché n’est pas en risk-off panique.
Il est en phase d’ajustement structurel.
💵 2️⃣ Dollar Index (DXY)
En weekly :
• Structure baissière intacte
• Distribution sous ancienne zone d’offre
• Pas de reprise structurelle confirmée
En daily :
• Réaction technique depuis zone discount
• Compression sous résistance court terme
• Pas encore de break directionnel clair
Lecture :
Tant que le DXY reste sous sa zone premium weekly → biais macro favorable aux actifs réels.
📉 3️⃣ Rendements US (US10Y)
En weekly :
• Range large depuis 2024
• Incapacité à réintégrer la zone premium
• Compression sous ancien LH
En daily :
• Rebond technique depuis discount
• Retour vers zone d’équilibre
• Pas de breakout haussier validé
Lecture :
Les taux ne confirment pas un régime de tightening agressif.
Taux contenus = soutien implicite aux actifs risqués et à l’or.
🏛 4️⃣ Indices (SP500 / NASDAQ)
En weekly :
• Structure haussière maintenue
• Trading en zone premium
• Pas de retournement structurel
En daily :
• Consolidation haute
• Pas de capitulation
• Volatilité maîtrisée
Lecture :
On est dans un régime de risk-on contrôlé, pas dans une euphorie terminale.
🟡 5️⃣ Or (XAUUSD)
En weekly :
• Impulsion haussière majeure
• Extension verticale
• Trading en premium
En daily :
• Consolidation post-impulsion
• Pas de structure baissière confirmée
Lecture :
L’or reste fort structurellement, mais en extension court terme.
Il faudra surveiller :
• Stabilisation des taux
• Reprise ou non du dollar
🛢 6️⃣ Pétrole (WTI)
• Rebond depuis discount weekly
• Toujours sous résistance majeure
• Pas de pression inflationniste évidente
Lecture :
Le pétrole ne valide pas un choc inflationniste immédiat.
📊 7️⃣ Volatilité (VIX)
• Niveau modéré
• Pas de stress systémique
• Compression sous résistance
Lecture :
Pas de régime risk-off global.
⚖️ 8️⃣ Symétrie du Risque
L’environnement actuel montre une asymétrie intéressante.
• L’or est en premium weekly
• Le dollar est en discount
• Les rendements sont compressés
• Le marché price une désinflation progressive
Cela signifie que :
La surprise inflationniste possède une convexité supérieure à la surprise désinflationniste.
Pourquoi ?
Car une inflation plus forte provoquerait :
• Accélération des rendements
• Expansion des taux réels
• Short squeeze sur le dollar
• Correction plus rapide de l’or
La symétrie du risque n’est pas parfaitement équilibrée.
🌍 9️⃣ Géopolitique – Facteur d’Amplification, Pas Encore Moteur
Le week-end a été marqué par plusieurs signaux géopolitiques structurants :
• Discussions stratégiques majeures lors de la Conférence de Munich
• Positionnement plus affirmé de l’Europe en matière de sécurité
• Maintien des tensions autour du dossier ukrainien
• Rééquilibrage progressif des alliances et de la posture transatlantique
• Volonté affichée de certaines puissances d’accroître leur autonomie stratégique
Ces éléments traduisent une montée des frictions structurelles,
mais pas une escalade immédiate.
📊 Comment les marchés les interprètent ?
Pour qu’un facteur géopolitique devienne moteur, il faut :
• Spike du VIX
• Décompression violente des indices
• Fuite vers actifs refuge
• Expansion brutale du dollar
Or actuellement :
• Le VIX reste contenu
• Les indices tiennent leur structure
• Le dollar ne montre pas de panic bid
• Les corrélations ne sont pas déformées
Conclusion :
La géopolitique est intégrée comme risque latent, pas comme choc actif.
⚖️ Impact potentiel sur l’Or
La géopolitique influence l’or via deux canaux :
1️⃣ Canal émotionnel (risk-off immédiat)
2️⃣ Canal monétaire (hausse incertitude → pression sur taux réels)
Pour l’instant :
L’or monte principalement via le canal monétaire (dollar faible + taux réels contenus), pas via un canal de panique systémique.
🧠 Ce que cela signifie pour la semaine
Le facteur géopolitique agit comme :
• Amplificateur potentiel
• Catalyseur secondaire
• Accélérateur en cas de rupture
Mais le moteur principal reste :
Inflation → Rendements → Taux réels → Dollar.
🔎 Point d’attention
Toute escalade imprévue pourrait :
• Modifier temporairement les corrélations
• Créer une fuite vers le dollar
• Déclencher un spike volatilité
• Accélérer les flux vers l’or
Ce scénario n’est pas pricé actuellement.
🎯 Lecture Ultra Macro
Nous sommes dans un régime où :
• Le risque géopolitique est structurellement présent
• Mais non activé en régime de crise
• Les marchés restent dominés par la dynamique monétaire
La géopolitique est une variable de convexité, pas la variable centrale.
🔎 Synthèse Macro
Le marché envoie un message clair :
• Pas de stress systémique
• Pas d’accélération inflationniste
• Dollar fragile
• Taux contenus
• Actifs risqués stables
• Or soutenu structurellement
Nous sommes dans un environnement de transition, pas dans un changement brutal de régime.
🎯 Plan Directionnel Macro
Scénario principal :
• Taux restent contenus
• Dollar ne reprend pas structurellement
• Indices consolident en premium
• Or maintient sa structure haussière
Scénario alternatif :
• Break haussier US10Y weekly
• Reprise forte du DXY
→ Pression court terme sur l’or et les indices
🙏 Merci pour votre lecture
Merci à tous ceux qui prennent le temps de lire, analyser et réfléchir au-delà du simple mouvement de prix.
Si cette analyse vous apporte de la clarté :
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L’objectif ici est simple :
Comprendre le régime du marché avant de chercher l’opportunité.
Merci pour votre confiance.
Les différents types d'OBLIGATIONS en bourseUne obligation, c’est un prêt que tu fais à un État, une entreprise ou une banque. En échange, tu reçois des intérêts réguliers (les coupons) et, à l’échéance, tu récupères le capital. Plus l’émetteur est risqué, plus il doit payer cher pour emprunter.
1. Rappel simple : qu’est‑ce qu’une obligation ?
Une obligation, c’est un contrat très cadré :
un montant prêté (valeur nominale, par exemple 1 000 €) ;
un taux d’intérêt (coupon) et un calendrier de paiement (annuel, semestriel…) ;
une date de fin (maturité / échéance) à laquelle l’émetteur rembourse le capital.
Par rapport à une action, tu n’es pas “propriétaire” de l’entreprise, tu es créancier : tu dois être remboursé avant les actionnaires en cas de faillite. Le rendement vient des coupons + de la plus‑value ou moins‑value si tu revends l’obligation avant l’échéance.
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2. Les grands types d’obligations
On peut classer les obligations selon l’émetteur, la façon de payer les intérêts, ou la durée.
Par émetteur
Obligations d’État (souveraines)
Émises par les gouvernements :
En France : OAT (Obligations Assimilables du Trésor).
Aux États‑Unis : Treasury (Bills, Notes, Bonds).
En général : considérées comme moins risquées, donc rendement plus faible.
Obligations d’entreprises (corporate bonds)
Émises par des sociétés par actions pour se financer.
Plus risquées que les obligations d’État, donc coupons plus élevés.
En cas de faillite, les détenteurs d’obligations sont remboursés avant les actionnaires, mais après certains créanciers prioritaires.
Obligations émises par les banques
Exemple : certificats de dépôt ou dépôts à terme.
Montants de souscription souvent élevés (par exemple 150 000 € minimum), négociés sur le marché monétaire, pas forcément en bourse.
Le risque dépend de la solidité de la banque.
Par durée (maturité)
En pratique, on distingue :
Court terme : 0 à 2 ans.
Moyen terme : 2 à 10 ans.
Long terme : plus de 10 ans (20–30 ans typiquement pour certains emprunts d’État).
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3. Obligations d’État américaines : Bills, Notes, Bonds
Les États‑Unis sont un bon exemple pédagogique pour les maturités des obligations d’État :
Treasury Bills (“T‑Bills”)
Maturité très courte : de 1 mois à 1 an.
Vers la fin, tu reçois la valeur faciale (par ex. 1 000 $) à l’échéance.
Court terme, souvent sans coupon : on les achète à escompte (moins cher que 1 000 $) et on récupère 1 000 $ à la fin.
Treasury Notes (“T‑Notes”)
Maturité de 2 à 10 ans.
Coupons payés deux fois par an (semestriels).
Rendement en général inférieur aux très longues maturités, mais supérieur au court terme.
Treasury Bonds (“T‑Bonds”)
Maturité longue : 20 à 30 ans.
Coupons semestriels, plus élevés que ceux des T‑Notes pour compenser la durée et l’incertitude plus longues.
Très sensibles aux variations de taux d’intérêt (forte volatilité de prix).
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4. Obligations à taux fixe, taux variable, indexées
Obligations à taux fixe
Le coupon (par exemple 4% par an) est connu dès le départ et ne bouge pas.
Idéal pour un investisseur qui veut des revenus prévisibles.
En revanche, la valeur de marché de l’obligation bouge quand les taux d’intérêt du marché montent ou baissent.
Obligations à taux variable (floatings)
Les obligations à taux variable, ou “floating rate”, versent un coupon périodique qui dépend d’un taux de marché.
Le coupon est indexé sur un taux de référence (par exemple Euribor 6 mois, ou un autre taux interbancaire) + une marge.
Si le coupon est indexé sur 6 mois, l’investisseur perçoit, à chaque date de paiement, le taux de 6 mois constaté juste avant la date de versement, appliqué à la valeur nominale.
Exemple simplifié :
Taux de référence 6 mois : 2% ;
Marge : +1% ;
Coupon sur la période : 3% annualisé, proratisé à 6 mois.
Intérêt : ces obligations protègent mieux contre la hausse des taux, puisque le coupon suit le marché. L’inconvénient : les revenus sont moins prévisibles.
Obligations indexées sur l’inflation (idée clé)
Le capital ou le coupon (ou les deux) sont ajustés à l’inflation.
Objectif : protéger le pouvoir d’achat de l’investisseur sur le long terme.
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5. Obligations convertibles
Les obligations convertibles donnent au détenteur le droit (mais pas l’obligation) d’être remboursé en actions de la société émettrice au lieu de recevoir uniquement du cash à l’échéance.
Points essentiels :
La société fixe à l’avance :
le prix de conversion (prix auquel les obligations peuvent être converties en actions) ;
et/ou le nombre d’actions reçues pour une obligation.
Le détenteur possède une sorte “d’option d’achat” intégrée :
il n’est pas obligé de convertir ;
il choisit de convertir si le cours de l’action est intéressant (plus haut que le prix de conversion).
Si l’action monte fortement, l’investisseur peut gagner plus que sur une obligation classique, grâce à la hausse du cours de l’action. Si l’action stagne ou baisse, il peut décider de ne pas convertir et conserver son statut d’obligataire (avec remboursement du capital).
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6. Obligations à coupon zéro (zero‑coupon)
Les obligations à coupon zéro (zero‑coupon bonds) ne versent aucun coupon avant la maturité.
Aucun versement d’intérêts périodiques.
Les intérêts sont capitalisés et intégrés dans le prix d’émission / de remboursement.
Concrètement, elles sont émises à un prix inférieur à la valeur nominale, et remboursées à la valeur nominale à l’échéance.
Exemple :
Prix d’émission : 500 €.
Valeur nominale : 1 000 €.
Aucune distribution de coupon pendant la durée de vie.
À l’échéance, l’investisseur reçoit 1 000 €.
La plus‑value est de 500 € (1 000 – 500), qui représente les intérêts accumulés sur toute la période.
Attention : dans ton texte tu rajoutes “sans compter les coupons qu’il recevra aussi à l’échéance” ; pour une vraie obligation zéro coupon, justement, il n’y a pas de coupons distincts, tout est intégré dans la différence entre prix d’achat et remboursement. Si des coupons sont versés, ce n’est plus un “pur” zéro coupon.
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7. Ce qui détermine le prix d’une obligation
Le prix d’une obligation sur le marché secondaire (quand elle se négocie en bourse) n’est pas fixé au hasard. Il dépend principalement de :
Les conditions de marché (appétit pour le risque)
Quand les marchés actions vont très bien et que les investisseurs recherchent la performance, ils préfèrent les actions aux obligations.
Résultat : la demande pour les obligations baisse, leur prix peut reculer et leur rendement augmenter pour redevenir attractif.
En période de crise ou de stress (peur sur les marchés), les investisseurs cherchent des refuges : ils achètent plus d’obligations “sûres”, ce qui fait monter leurs prix. C’est un moyen de se couvrir et de contrôler le risque.
Les taux d’intérêt
Quand les taux d’intérêt montent :
Les nouvelles obligations émises offrent des coupons plus élevés.
Les anciennes obligations avec des coupons plus faibles deviennent moins attractives, donc leur prix baisse pour que leur rendement remonte au niveau du marché.
Quand les taux d’intérêt baissent :
Les nouvelles émissions offrent des coupons plus bas.
Les obligations existantes, avec des coupons plus élevés, deviennent plus recherchées, et leur prix monte.
Cette relation inverse entre taux d’intérêt et prix des obligations est fondamentale :
Taux d’intérêt ↑ → prix des obligations existantes ↓.
Taux d’intérêt ↓ → prix des obligations existantes ↑.
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8. Ne pas confondre valeur de l’obligation et coupon
Il faut distinguer clairement deux choses :
La valeur (le prix) de l’obligation :
Elle est négativement corrélée aux taux d’intérêt.
Quand les taux montent, la valeur de marché de l’obligation baisse.
Quand les taux baissent, la valeur de marché monte.
Le coupon (le montant des intérêts versés) :
Pour une obligation à taux fixe, le coupon en pourcentage de la valeur nominale est déterminé au départ.
Pour les émissions nouvelles, plus les taux du marché sont élevés, plus le coupon fixé pour les nouvelles obligations sera élevé.
On peut dire que le niveau général des coupons sur les nouvelles émissions est positivement corrélé aux taux d’intérêt.
En résumé :
Prix (valeur) d’une obligation en circulation ↔ taux : relation inverse.
Niveau des coupons sur les nouvelles obligations ↔ taux : relation directe.
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9. Qui émet les obligations ? (Corporate, États, banques)
1) Les sociétés par actions (corporate bonds)
Utilisent les obligations (corporate bonds) ou billets de trésorerie comme alternative aux actions pour se financer.
Plus risquées que les obligations d’État, donc offrent un rendement supérieur.
En cas de faillite :
Les détenteurs d’obligations (créanciers obligataires) sont remboursés avant les actionnaires.
Mais ils restent exposés au risque de défaut si l’entreprise est trop endettée ou en difficulté.
2) Les États (obligations souveraines)
Appelées :
Bons du Trésor, OAT, etc. en France.
Treasury en Italie / Espagne / USA avec leurs dénominations locales (Bills, Notes, Bonds…).
Considérées comme moins risquées (surtout les pays développés) → rendement plus faible.
Maturité :
Très court terme (Bills / bons du Trésor) : 1 mois à 1 an.
Moyen terme (Notes) : 2 à 10 ans.
Long terme (Bonds) : 20 à 30 ans.
3) Les banques et institutions financières
Dépôts à terme, certificats de dépôt, etc.
Montant de souscription souvent élevé, négociés sur le marché monétaire.
Risque variable selon la qualité de la banque.
Durée généralement courte à moyen terme (de quelques mois à quelques années).
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10. Durée et sensibilité au risque
La durée (maturité) influe aussi sur le risque et le rendement :
Court terme (0–2 ans) :
Moins sensible aux variations de taux.
Rendement plus faible, visibilité meilleure.
Moyen terme (5–10 ans environ) :
Sensibilité plus élevée aux taux.
Compromis rendement / risque temporel.
Long terme (plus de 10 ans, jusqu’à 20–30 ans) :
Très sensible aux variations de taux.
Rendements plus élevés pour compenser la durée et l’incertitude.
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11. Qui note le risque des émetteurs ? (Agences de notation)
Pour aider les investisseurs à évaluer le risque de crédit (la capacité de l’émetteur à payer ses coupons et rembourser le capital), il existe des agences de notation.
Les trois principales sont :
-S&P Global Ratings (Standard & Poor’s) ;
-Moody’s ;
-Fitch Ratings.
Elles notent les émetteurs (États, entreprises, banques) et aussi parfois chaque émission obligataire, avec une échelle allant de quelque chose comme :
AAA (qualité de crédit maximale, défaut très improbable)
jusqu’à
D (défaut avéré).
On parle souvent :
d’“Investment Grade” pour les notes de AAA à BBB (ou équivalent) ;
de “High Yield” ou “spéculatif” pour les notes en dessous de BBB (BB, B, CCC, etc.).
La note permet d’estimer rapidement le couple risque / rendement :
Bonne note (AAA, AA, A) → risque faible, rendement plus bas.
Mauvaise note (BB, B…) → risque élevé, rendement plus élevé.
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12. Synthèse pratique pour un trader / investisseur
Pour résumer les points clés en mode opérationnel :
Tu prêtes ton argent :
-à un État (plus sûr, moins rentable),
-à une entreprise ou une banque (plus risqué, plus rentable).
Tu choisis :
-la durée (0–2 ans, 2–10 ans, 20–30 ans),
-le type de coupon (fixe, variable, zéro, indexé inflation),
éventuellement une option (convertible en actions).
Tu surveilles :
-les taux d’intérêt (ils pilotent la valeur de marché des obligations) ;
-la qualité de crédit (agences de notation) ;
-le contexte macro (crise = flux vers les obligations, euphorie = flux vers les actions).
Tu ne confonds jamais :
-prix / valeur de l’obligation (corrélation négative avec les taux),
-et niveaux de coupons sur les nouvelles émissions (corrélation positive avec les taux).
SP500 en zone de congestion : la vague 5 en vue ?Le SP500 évolue dans une zone de congestion sous une résistance, ce qui montre une indécision entre acheteurs et vendeurs.
Le marché respire après un mouvement haussier et cette structure correspond à une phase 4 d’Elliott, donc une consolidation avant une éventuelle vague 5.
Le momentum MKRS recule, ce qui indique un essoufflement court terme sans invalider la tendance de fond.
Le RSI reste au-dessus de 50, ce qui montre une pression acheteuse toujours présente malgré le range.
Statistiquement, une congestion sous résistance avec un RSI positif donne environ 60 % de chances de casser par le haut.
Les moyennes mobiles sont parallèles et orientées à la hausse, et le prix évolue au-dessus de toutes les MM importantes.
Cela confirme que la structure de fond reste haussière.
La sortie du range donnera la direction : cassure haussière vers une vague 5 d’Elliott ou rejet vers le support inférieur.
Fin du carry trade en Yen, quel risque pour la bourse ?Depuis plus de deux décennies, le “carry-trade en yen” a constitué un pilier discret mais puissant de la finance mondiale. Ce mécanisme repose sur l’emprunt à bas coût en yens, du fait des taux ultra-faibles appliqués par la banque centrale du japon (BoJ), puis le placement de ces fonds dans des actifs étrangers plus rémunérateurs (actions, obligations, marchés émergents…). Le jeu était séduisant : un faible coût de financement et un rendement élevé en contrepartie = profit.
Mais estimer la taille de ce phénomène est un défi. Les transactions s’étalent sur des prêts, obligations, dérivés, institutions variées, et les données sont fragmentaires. Selon les sources, le “carry-trade actif” global pourrait représenter quelques centaines de milliards de dollars (200–300 milliards dans une estimation prudente), tandis que les calculs plus larges, incluant dettes, financements, expositions dérivées, évoquent un volume allant jusqu’à 500–800 milliards de dollars, voire plus dans certaines estimations.
Ce qui le rend inquiétant, c’est que ce flux de liquidité bon marché a fonctionné comme un moteur global de placements à risque, soutenant des marchés d’actions, de dettes ou des économies émergentes qui dépendaient de capitaux “importés” par le yen.
Mais ce moteur s’essouffle. La BoJ a amorcé un relèvement de ses taux, et le yen s’est renforcé, ce qui renchérit le coût de l’emprunt en yen et réduit la marge du carry-trade. Dans ces conditions, beaucoup d’investisseurs ont déjà commencé à “désamorcer” leurs positions (on parle d’“unwinding”) car les taux d’intérêt obligataires du Japon sont en net retournement haussier depuis l’année 2024 comme le montre le graphique ci-dessous.
Un arrêt ou un ralentissement significatif du carry-trade peut avoir plusieurs conséquences : réduction des flux vers les actifs risqués, ventes forcées, volatilité, raréfaction de la liquidité globale, et coûts de financement plus élevés pour des régions ou des acteurs dépendant de capitaux étrangers. Si un volume de 300 à 500 milliards de dollars devait sortir, cela représenterait un retrait substantiel comparé aux volumes habituels de flux d’investissement, ce qui pourrait provoquer des corrections assez nettes sur les actifs risqués en bourse.
Toutefois, ce scénario n’implique pas nécessairement un “krach”. Il s’agit plutôt d’un ajustement global : une normalisation du financement, une redéfinition des valorisations, une stabilisation possible des marchés après la purge des positions les plus fragiles. D’autre part, même si les taux d’intérêt japonais remontent, ils sont encore nettement plus faible que les taux US ou les taux européens.
En somme : le carry-trade en yen a agi comme un amortisseur, voire un stimulant, pour les marchés mondiaux. Son reflux marque une transition. C’est un changement structurel, pas non plus un risque systémique car les montants restent malgré tout sous contrôle. Dans tous les cas, la politique monétaire future que va mener la Banque Centrale du Japon (BoJ) aura un impact sur les actifs risqués en bourse, notamment la décision de politique monétaire du vendredi 19 décembre prochain.
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La récession à éclaté ?! Il y a quelques mois, j’ai réalisé une analyse qui semblait indiquer le début d’une récession. En regardant les différentes statistiques, c’était un scénario probable. Force est de constater que je me suis trompé.
Aujourd’hui, sans affirmer que la récession a déjà éclaté, je souhaite vous partager une nouvelle analyse ainsi que les statistiques qui semblent montrer qu’elle n’est pas loin. Peut-être que les droits de douane imposés hier par Trump contre la Chine en seront le déclencheur… ou pas 😁
Quoi qu’il en soit, voici mon travail.
On observe sur la courbe des taux inversée (inverted yield curve) que les rendements à court terme et à long terme sont revenus à la normale. En effet, les obligations à 10 ans offrent à nouveau un rendement supérieur à celles à 2 ans. Cependant, un pattern est à noter : à chaque fois que la courbe s’est inversée et est repassée en territoire positif, une crise a éclaté peu de temps après.
Historiquement, après un retour à la normale, il faut compter au minimum 6 mois avant qu’une récession n’éclate, en moyenne 11 mois, et au maximum 18 mois (du moins depuis 1989). Or, nous en sommes déjà à 16 mois !
Autre corrélation intéressante : lorsque la Fed effectue un pivot monétaire (c’est-à-dire une baisse des taux après une période de stabilité), une récession a là encore tendance à suivre. Cela nous fait donc deux patterns majeurs…
Enfin, un dernier élément a toute son importance : le taux de chômage. Celui-ci a tendance à remonter lors des récessions, les entreprises licenciant pour survivre.
Il existe bien d’autres signaux de ce type : l’augmentation de la délinquance, la baisse des inscriptions dans les études de “Medical Doctor” (MD) – parmi les plus coûteuses au monde –, la hausse des faillites, etc.
Je n’affirmerai donc pas que la crise a éclaté, mais je dis attention : de nombreux indicateurs montrent que la situation est instable.
(Je vous ai épargné les analyses détaillées et vais droit aux conclusions.)
Alors préparez-vous, gardez du cash de côté afin de pouvoir le réinjecter massivement une fois que les valorisations auront chuté… (à condition que j’aie raison 😁 )
Obligations du gouvernement des États-UniUS02Y - Théorie de Dow (Vision Hebdomadaire)
L’analyse actuelle des rendements du US02Y (bons du Trésor à 2 ans) reflète une tendance baissière claire selon les principes de la théorie de Dow :
Tendance baissière confirmée :
La séquence de sommets et de creux descendants est en ligne avec une dynamique baissière, indiquant que les vendeurs dominent le marché à ce stade.
Analyse de Fibonacci :
Le premier pic a été rejeté sous le niveau clé de 78,6 % (retracement de Fibonacci).
Le second pic a également été repoussé dans la zone d'or (entre 61,8 % et 50 %), renforçant l'idée que ces niveaux agissent comme des résistances majeures.
Perspective technique :
Dans une logique probabiliste (car il n’y a jamais de certitude en trading), cette configuration suggère que le taux pourrait casser son dernier plus bas pour poursuivre son mouvement baissier. Ce scénario s’inscrit dans la continuité de la théorie de Dow, qui privilégie la tendance en cours jusqu’à preuve du contraire.
Cette analyse est une vision personnelle et ne constitue pas un conseil en investissement. La gestion des risques reste essentielle pour naviguer dans ce type de marchés.






















